Monstre dans les parcs et jardins

Dans le fouillis de la nature, il y a un monstre. Son visage est trouble mais sa posture sans équivoque fait peur terriblement. Il peuple la Nuit, recouvert de branches, mélangé à la forêt. Il prend forme lorsque le regard persiste et s’insinue, ou quand l’œil, grand ouvert, cesse de voir. Il se confond avec notre imagination.

Extrait d’une vision archaïque, le monstre revient en pleine lumière. Son visage est familier. Il a l’air un peu ridicule, secoué par le vent, les pieds distendus comme s’il portait des palmes. Tout le monde peut le voir. Sa présence même éclaire la nuit. S’il en existe encore, des ectoplasmes ou des loups-garous, ils n’ont qu’à bien se tenir, à jamais cachés dans le fouillis des éléments. Car le monstre désormais est prisonnier de la lumière.

Présenté dans le cadre de la biennale  PanOramas 2012 à Bordeaux
et de la Nuit blanche 2013 à Paris