Sérendipité FACTS - Université de Bordeaux

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L’installation Sérendipité a été présentée le 17 novembre 2015 sur le campus de Talence pour l’inauguration du festival arts et sciences FACTS de l’Université de Bordeaux, puis  le 25 novembre 2015 au Carré-Colonnes, et le 25 septembre à l’occasion de la Nuit des chercheurs (Cap Sciences).

Le projet Sérendipité débute par un désir de travail avec les chercheurs de l’Université de Bordeaux.
Les conversations avec eux ont porté sur : les frontière, l’espace, la forêt, l’écologie, l’économie, le capitalisme, la démocratie, le patrimoine, la préhistoire, la musique.
Enregistrées et filmées, elles ont ensuite intégré les installations.

Le projet a fait aussi l’objet d’installations « sauvages » dans différents lieux :  une rue commerçante de Sarlat, dans un pré…


Dispositif pour les conversations avec les chercheurs
Enregistrement et captation au milieu des bambous du petit parc situé à l’entrée
Campus de Talence, de juillet à septembre 2017

Sébastien Zaragosi (EPOC), David Smith (CENBG), Pierre Morlier (INRA), Clément Rossignol (CNRS), Vanessa Oltra (GREThA), Matthieu Montalban (GREThA), Marion Paolitti (Sciences Po), Sandrine Rui (SEGALEN), Clarisse Cazals (IRSTEA), Jean Guillaume Bordes (PACEA) et Myriam Desaint-Catherine (LaBRI).

Serendipite-Web-1444


Sérendipité en ville
Installations
Divers lieux
Novembre – décembre 2015

Projection sur des tentes et des arbres : bouches des chercheurs.
Son : diffusion par enceintes à l’intérieur des tentes.


Sérendipité dans un pré
3 vidéos
Fontvieille, Sergeac – France

Installation et diffusion de l’intégralité des conversations avec les Chercheurs de l’Université de Bordeaux.

Mise en place du dispositif de l’installation
Projection sur deux tentes, une étable et des vieux châtaigniers : bouches des chercheurs.


#1 Conversation dans un pré

Vidéo

« Il y a un potentiel d’autodestruction à tout développement en réalité compte-tenu du fait que le milieu lui, est fini. Extension infinie dans milieu fini pas possible. Les bactéries dans un bac, voilà. Elles croisent, à partir d’une il y en a des milliards et après il n’y en a plus parce qu’il n’y a plus de nourriture, la nourriture on peut l’étendre à toutes les ressources. »

#2 Conversation dans un pré
Vidéo

« Mais ce n’est pas très gênant, c’est gênant peut-être pour les Inuites, pour les ours polaires, mais pour le reste de l’humanité ça n’a pas de conséquences, c’est des zones qui sont globalement peu peuplées et bon ça n’a pas de fortes répercutions, au contraire on se dit « chouette » on va avoir de nouvelles routes de navigation pour pouvoir importer nos jouets de Chine plus rapidement, on va pouvoir aller chercher du gaz et du pétrole dans ces zones alors qu’avant avec la glace du Nord on ne pouvait pas y aller, au contraire voilà on trouve cela plutôt positif alors que pour un paléoclimatologue c’est absolument dramatique parce que ça veut dire des changements futurs de bien plus grande ampleur »

#3 Conversation dans un pré
Vidéo

« Cette idée que le marché est devenu une forme de dogme, ou de religion en fait. Et on a tellement communiqué dans ce sens avec un langage normatif qui a permis de poser cette idée que je pense qu’aujourd’hui les gens ont l’impression que le marché existe et que c’est des trucs très compliqués, ils n’y comprennent rien. Pour autant c’est leur quotidien, tu va acheter ta baguette de pain, tu participes à un marché, et il y a une espèce de sensation que voilà, on ne peut plus rien faire, ça existe. La bourse c’est comme ça, toute l’économie. Et on oublie que la bourse, le marché, c’est des hommes qui actionnent les manettes. Et nous tous on peut faire quelque chose. Le boycotte par exemple, c’est une arme extrêmement forte des consommateurs sur le marché donc on peut faire écouler un marché si on se met ensemble. »


Tous mes remerciements aux chercheurs, à Vanessa Oltra et l’équipe de FACTS.
Sérendipité est un projet porté par l’Université de Bordeaux pour le festival Arts et Sciences FACTS.