Sérendipité, Université de Bordeaux Facts 2015, Festival arts et sciences

Commande artistique
Facts 2015 – Festival arts et sciences
Université de Bordeaux

Rencontre avec Sébastien Zaragosi (EPOC), David Smith (CENBG), Pierre Morlier (INRA), Clément Rossignol (CNRS), Vanessa Oltra (GREThA), Matthieu Montalban (GREThA), Marion Paolitti (Sciences Po), Sandrine Rui (SEGALEN), Clarisse Cazals (IRSTEA), Jean Guillaume Bordes (PACEA) et Myriam Desaint-Catherine (LaBRI).

L’installation Sérendipité a été présentée le 17 novembre 2015 sur le campus de Talence pour l’inauguration du festival arts et sciences FACTS de l’Université de Bordeaux, le 25 novembre 2015 au Carré-Colonnes (Saint-Médard-en-Jalles) et le 25 septembre pour la Nuit des chercheurs (Cap Sciences, Bordeaux).


Installation
Fontvieille, Sergeac – France


Conversation 1/3

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« Il y a un potentiel d’autodestruction à tout développement en réalité compte-tenu du fait que le milieu lui, est fini. Extension infinie dans milieu fini pas possible. Les bactéries dans un bac, voilà. Elles croisent, à partir d’une il y en a des milliards et après il n’y en a plus parce qu’il n’y a plus de nourriture, la nourriture on peut l’étendre à toutes les ressources. »

Conversation 2/3
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« Mais ce n’est pas très gênant, c’est gênant peut-être pour les Inuites, pour les ours polaires, mais pour le reste de l’humanité ça n’a pas de conséquences, c’est des zones qui sont globalement peu peuplées et bon ça n’a pas de fortes répercutions, au contraire on se dit « chouette » on va avoir de nouvelles routes de navigation pour pouvoir importer nos jouets de Chine plus rapidement, on va pouvoir aller chercher du gaz et du pétrole dans ces zones alors qu’avant avec la glace du Nord on ne pouvait pas y aller, au contraire voilà on trouve cela plutôt positif alors que pour un paléoclimatologue c’est absolument dramatique parce que ça veut dire des changements futurs de bien plus grande ampleur »

Conversation 3/3
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« Cette idée que le marché est devenu une forme de dogme, ou de religion en fait. Et on a tellement communiqué dans ce sens avec un langage normatif qui a permis de poser cette idée que je pense qu’aujourd’hui les gens ont l’impression que le marché existe et que c’est des trucs très compliqués, ils n’y comprennent rien. Pour autant c’est leur quotidien, tu va acheter ta baguette de pain, tu participes à un marché, et il y a une espèce de sensation que voilà, on ne peut plus rien faire, ça existe. La bourse c’est comme ça, toute l’économie. Et on oublie que la bourse, le marché, c’est des hommes qui actionnent les manettes. Et nous tous on peut faire quelque chose. Le boycotte par exemple, c’est une arme extrêmement forte des consommateurs sur le marché donc on peut faire écouler un marché si on se met ensemble. »