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Invitation de l’Université de Strasbourg
Résidence pour l’exposition Supplementary elements
Commissaire : Émeline Dufrennoy
2020-2022

Cette œuvre vidéo est liée à un ensemble de 4 œuvres qui évoquent chacune la question de l’image d’archive, le lien entretenu avec celui qui la crée ou celui qui la conserve, les processus de transmission et d’interprétation qui les sous-tendent.

Exposition sur le campus universitaire de Strasbourg
du lundi 25 avril au dimanche 22 mai 2022
Site web : https://supplementary-elements.org/


Vidéo, 60 min, en boucle
100 portraits d’inconnus et particules élémentaires filmées avec une chambre à brouillard
Sources : fonds historique IPHC – Strasbourg, chambre à brouillard LP2i – Bordeaux

Installation sonore, 8 conversations, 4 canaux de diffusion audio dissimulés dans les branches de 4 arbres, 20 min, en boucle
Jean Pierre Bucher, chercheur_IPCMS, Nicolas Busser, chargé de communication et photographe_IPHC, Ovidiu Ersen, chercheur_IPCMS, Barbara Gollain, chargée de collection_EOST & Jardin des Sciences, Delphine Issenmann, responsable du pôle musées, collections et patrimoine_Jardin des Sciences, Paul Montgomery, chercheur_Laboratoire ICube, Marc Schmutz, chercheur_ICS, Pierre Van Hove, chercheur_IPHC


Impression numérique sur vinyle
Sources : Fonds historiques, Jardin des Sciences


20 vidéos, 5 à 15 secondes, en boucle
Sources : Laboratoire ICube, IPCMS, ICS, IPCMS, Jardin des sciences, EOST


J’ai rencontré cinq chercheurs de l’Université de Strasbourg, des physiciens qui observent des particules élémentaires, des interférences microscopiques, des déplacements de molécules, des nanotubes, des gels… Au musée de minéralogie, j’ai découvert des cristaux issus des plus grands cataclysmes terrestres, des météorites, et des photographies sur plaque de verre d’expéditions scientifiques du début du siècle dernier, l’Himalaya, le Spitzberg, la mine de Kimberley en Afrique du Sud… Le Jardin des sciences m’a proposé d’explorer le contenu de trois cartons datant de l’occupation nazie pendant la seconde guerre mondiale, des images que l’on ne montre pas mais qu’il faut garder. J’ai rencontré un chargé de communication responsable du fonds d’archives photographiques de l’Université.

J’ai enregistré nos conversations et filmé en direct les archives que l’on me proposait, les premières images, celles des découvertes, des photographies sans index et parfois des portraits sans nom. Des diapositives, des transparents, des plaques de verres cassées et des projections powerpoint constituent ce corpus iconographique de départ.

Je posais alors des questions : Avez-vous des archives dans vos tiroirs ? Montrez-moi vos premières images… Décrivez-les… À quoi servent ces images ? Que deviennent-elles ?

Je m’interrogeais : À quel moment une archive n’en est plus une ? Comment, quand on ne comprend pas une image, suggérer un désir d’interprétation, voire de compréhension ?

Alors j’ai effacé les indices, j’ai recadré, j’ai comparé, j’ai filmé les mains qui expliquent les atomes et montrent les montagnes, les visages sans nom et les particules élémentaires, j’ai mélangé les conversations.